socio
Le raisonnement statistique en sociologie
4 questions aux auteurs
Pourquoi, pour qui, avez-vous écrit ce livre ?
Pourquoi ?
Nous avons écrit ce livre pour aider les étudiants en sociologie à ne pas redouter l’usage des statistiques mais au contraire les inciter à en faire un bon usage au sein de leurs recherches.
Nous voulons les convaincre :
- que l’essentiel est de bien comprendre la place des statistiques dans l’ensemble de la réflexion sociologique avant de se lancer dans une recherche quantitative (sans sociologie, pas de statistiques intelligentes).
- que on peut utiliser les statistiques correctement sans connaître tous les détails et les démonstrations mathématiques des méthodes (sans formule, mais pas sans logique ni sans rigueur)
Ce livre encourage tout lecteur à être plus attentif aux statistiques (y compris dans la vie politique, économique et sociale) et à s’interroger davantage sur leur construction et leur interprétation.
Pour qui ?
Etudiants en sociologie, enseignants et chercheurs en sciences sociales amenés à faire des recherches quantitatives.
Et plus généralement : journalistes et tous les citoyens avides de compréhension et d’analyse critique sur la société contemporaine.
Quels conseils donneriez-vous aux étudiants pour bien l'appréhender ?
La lecture de ce livre est intéressante avant même de suivre un cours de statistiques « classique » ou bien au moment où l’étudiant entreprend une analyse quantitative au cours de son cursus. Dans ce cas, il est utile de le lire intégralement, et dans l’ordre, sachant que certains développements pourront être un peu difficiles à la première lecture et qu’il est important de les relire avec un peu plus d’expérience.
Ce livre peut être aussi lu, partiellement ou dans le désordre, en fonction des questions plus ponctuelles que le lecteur a pu se poser au préalable, qu’elles soient d’ordre général (à quoi servent les statistiques en sociologie ? les statistiques sont-elles fiables, etc.) ou plus techniques (qu’est-ce qu’une régression logistique ? que signifie le terme « inférence » ? qu’est-ce que l’analyse longitudinale et transversale ? comment réaliser un échantillon représentatif, etc.)
Quels conseils donneriez-vous aux étudiants pour réussir leur rentrée ?
Lire et relire !
Nous soulignons l’intérêt de lire cet ouvrage (ou d’autres !) en entier même si certains passages peuvent paraître rebutants ou obscurs. La plupart des livres sont construits avec une logique d’ensemble qui amène pas à pas, le lecteur à comprendre le message des auteurs. Zapper de trop nombreux chapitres ou paragraphes ne permet pas d’accéder à cette pédagogie progressive.
Nous rappelons également l’intérêt de relire certains livres ou certains extraits de livres, en particulier lorsqu’ils se sont avérés obscurs à leur première lecture. Peut-être le lecteur n’était-il pas prêt à ce moment-là ? Peut- mais qu’il l’est devenu entre-temps ? Il peut alors apprécier l’accroissement visible de ses connaissances ou de ses compétences acquises et profiter de leur caractère cumulatif.
À qui enseignez-vous cette année ?
Au sein du Master de sociologie de l’EHESS : Marion Selz dans le module de « méthodes quantitatives » et Florence Maillochon dans le séminaire sur « l’usage des réseaux sociaux en sociologie »/
Marion Selz est également responsable du séminaire « Modélisations et Méthodes Statistiques en Sciences Sociales » du Centre Maurice Halbwachs (CNRS)
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Les auteurs

Florence Maillochon est chargée de recherche au CNRS, Centre Maurice Halbwachs, équipe de recherche sur les inégalités sociales, sociologue et statisticienne.

Marion Selz est ingénieur de recherche au CNRS, Centre Maurice Halbwachs, équipe de recherche sur les inégalités sociales et statisticienne.

