socio
Organisation du travail
Temps de travail
La temporalité des études et la gestion du temps de travail
Considérer qu’il est impossible de donner un programme de travail idéal et efficace n’implique cependant pas qu’on puisse se dispenser de vous signaler un certain nombre de problèmes communs, auxquels vous serez vraisemblablement confrontés.
Le premier de ces problèmes est celui de la temporalité de l’année universitaire. À la différence de la temporalité d’une classe préparatoire, ou de celle du secondaire, qui sont très scrupuleusement pensées pour vous assigner à des échéances courtes (des examens réguliers, un nombre dense de cours, une assiduité contrôlée), l’année universitaire ne peut être conçue linéairement et ne répond pas à une régularité impeccable. Elle conjugue des temporalités différentes : le temps long des premières lectures et de la découverte du domaine de spécialité (la lecture des œuvres philosophiques, par exemple, est souvent une rencontre avec une langue étrangère !), le lent apprentissage de nouveaux outils de travail et de recherche (les outils statistiques ou les documents historiographiques par exemple, pour des disciplines comme la sociologie ou l’histoire), les temps plus resserrés de fin de semestre (où les enseignants essaient de boucler un programme), ou les échéances denses des périodes d’examens. Par exemple, les premiers partiels ont généralement lieu juste après les vacances de Noël, et les périodes de révision prévues par l’université pour la session de juin sont souvent trop courtes et demandent que l’on s’y prenne à l’avance. Le meilleur moyen de rationaliser son temps de révision est donc, paradoxalement, d’avoir travaillé avant ! Il est extrêmement difficile en quelques semaines, à la fois de chercher, de découvrir, d’apprendre et d’intégrer... d’autant qu’un apprentissage de dernière minute, sur le mode du « par cœur » est incompatible avec les exigences des sciences humaines. La régularité ne peut donc venir que de vous-mêmes. C’est en effet l’étudiant qui doit rationaliser son temps de travail, et insuffler une dynamique qui lui correspond, pour ne pas se trouver déstabilisé par une accélération qu’il n’aurait pas prévue, notamment en fin de semestre.
Tous les + pour réussir :
L'auteur
Agrégé de philosophie, Geoffroy Lauvau est ATER à l'Université de Paris-Sorbonne (Paris IV) et membre de l'Observatoire européen des politiques universitaires (OEPU).
Spécialisé en philosophie politique et éthique, il achève actuellement un doctorat qui réfléchit à la confrontation entre la rationalité économique et la logique d'organisation de l'institution universitaire.

