socio
Écrits et oraux
Règles typographiques
Les contraintes typographiques
Se familiariser dès la Licence à la rigueur typographique.
La plume d’oie est loin qui pouvait couvrir innocemment les pages de ses tâches. Si la plupart des étudiants actuels côtoient désormais régulièrement l’outil informatique voire les logiciels de traitement de texte, les réquisits traditionnels d’un exercice dactylographié pour la remise de fiches de lecture ou en vue de la rédaction de différents travaux universitaires, voire de mémoires, sont précis et doivent être observés scrupuleusement. Mieux vaut se familiariser tout de suite avec ces contraintes.
Typographie de base.
Les normes de l’édition française obligent de compter les caractères (l’outil statistique, en réalité, s’en charge) afin de ne pas dépasser 1500 signes par page. Vous n’êtes pas tenus, les premières années, de les respecter, mais soit par ambition, soit par prévision, vous pouvez vous y mettre dès à présent en ajustant vos marges.
Les marges, en-tête et pied de page ne doivent pas dépasser 3cm, le corps du texte doit être en caractère 12 et l’interligne varie entre 1/5 et 2. Il faut diminuer la taille des caractères pour les notes de bas de page (10 ou 11), et observer un interligne simple. « Times » ou « Times new roman » sont les polices usuelles, le noir est de mise et l’esthétique vient en second ; mieux vaut ne pas être trop avant-gardiste sur ce point.
Notes de bas de page et citations.
Les notes de bas de page méritent un paragraphe particulier car leur importance est davantage scientifique que strictement typographique. Un texte scientifique s’accompagne généralement de notes, bien que celles-ci ne soient pas à elles seules un gage de scientificité. Compléments de lecture, ou espace rigoureux des références, les notes sont numérotées et insérées dans le texte par des appels de note qu’il faut veiller à placer au bon endroit. Elles remplissent diverses fonctions : indiquer les références précises d’ouvrages cités ou utiles au lecteur pour un examen approfondi de la question traitée, prolonger certaines remarques qui, dans le corps du texte, alourdiraient la présentation.
Sorties de texte, elles ne sont pas sans lien ; brèves ou du moins écrites en une langue plus neutre, elles ne doivent pas être le moyen de lester – pour se donner bonne conscience- des remarques essentielles (sans justification), ou le lieu de polémiques. Il est possible et intéressant de signaler en notes un désaccord sur l’interprétation de tel ou tel commentateur, mais il faut éviter d’y régler ses comptes ; en caractères 10, elles ne sont pas moins remarquables.
L’espace des citations empiète parfois sur celui des notes ; il faut apprendre à les départager. Brève, la citation doit d’inscrire dans le corps du texte entre guillemets ; lorsqu’elle dépasse 2 lignes, on doit lui réserver un paragraphe, l’encadrer différemment avec des marges plus larges, un interligne réduit ; incomplète, on insère des […].
En note, figurera comme suit la référence complète :
Maurice Blanchot, L’Entretien infini, Paris, Gallimard, 1969, p. 621.
Déjà citée, il n’est plus besoin de rappeler l’édition, le lieu et la date de parution :
M. Blanchot, L’Entretien infini, Op. cit., p. 623.
Citée dans la même page :
Ibid., p. 624.
« Op. cit. », « Ibid., » et « Cf. » doivent donc être utilisés à bon escient. Aucune abréviation ne figure dans le corps de texte, hormis les puces et numéros correspondant aux chapitres ou sous-section qui composent vos parties. Il faut rappeler que la disposition en paragraphes, signalés par un retrait (jusqu’à 1,25cm), ne doit pas être laissée au hasard. Chaque paragraphe correspond à une idée, du moins à une unité de sens qui l’organise : vous ne pouvez ni écrire tout d’un bloc, ni « découper » anarchiquement (in medio stat…).
Index et bibliographie.
La présence d’un index n’est pas nécessairement requise pour des travaux de licence ; certains mémoires de Master même, ne s’y prêtent pas. Néanmoins, l’index est un instrument commode (et précis) pour retrouver facilement une information. Là encore, un tri s’impose pour choisir quelles notions, quels noms propres ou lieux géographiques doivent y figurer. Le choix est déterminé en fonction de la pertinence de telle ou telle donnée par rapport à votre sujet. Les logiciels de traitement de texte rendent la tâche plus aisée, mais à ce niveau d’exigence, vous pouvez vous contenter de la fonction de repérage des termes utilisés (« Rechercher », dans le menu Edition), pour établir un premier repérage. L’index peut être alphabétique, thématique, ou géographique selon les filières et la nécessité. La bibliographie, enfin, est nécessairement limitée pour les exercices de première année.
Elle sert à la fois à indiquer les références précises des études, ouvrages, et articles utilisés dans votre recherche, et les ouvrages importants (en général lus, sinon traversés) qui s’y rapportent. Une bibliographie donc est intelligente, et c’est vous qui la commandez. Il n’est pas question de présenter par ordre alphabétique, l’ensemble des données, de dresser une liste sans distinction : la bibliographie est encore un dossier. C’est pourquoi elle peut, à elle seule, faire l’objet d’un contrôle et être notée. Chaque bibliographie est unique, mais il faut savoir distinguer les « sources primaires » (ouvrages de première main) des « sources secondaires » (permettant de les comprendre), les ouvrages thématiques des dictionnaires et encyclopédies, les ouvrages généraux des ouvrages spécialisés. Et surtout respecter les règles de présentation.
Tous les + pour réussir :
L'auteur
Agrégé de philosophie, Geoffroy Lauvau est ATER à l'Université de Paris-Sorbonne (Paris IV) et membre de l'Observatoire européen des politiques universitaires (OEPU).
Spécialisé en philosophie politique et éthique, il achève actuellement un doctorat qui réfléchit à la confrontation entre la rationalité économique et la logique d'organisation de l'institution universitaire.

