psycho
Psychologie clinique et psychopathologie
Extraits
Encadré n° 2, page 23
Taxinomie, nosologie, nosographie, étiologie, pathogénie
" La taxinomie est l’étude théorique des bases, des lois, des règles et des principes de la démarche classificatoire. Elle s’associe à la terminologie en ce qu’elle implique l’utilisation de termes spécifiques pour identifier, regrouper ou différencier des classes d’objets.
La nosologie est la discipline qui étudie les caractères distinctifs des maladies en vue de leur classification méthodique (évaluation des points communs et différenciateurs, des parentés ou des singularités en terme de symptômes, de causes, de processus en jeu).
La nosographie est la description et la classification en tant que telles des maladies, auxquelles aboutit la démarche nosologique ; elle appuie la dimension discriminante dans la présentation qu’elle fait, regroupant ou excluant les signes cliniques qui permettent d’aboutir à des entités cliniques distinctes les unes des autres et, partant, de soutenir telle hypothèse et de réfuter telle autre.
L’étiologie est la démarche de réflexion et de pratique pour définir les causes des maladies. On désigne aussi par étiologie les causes mêmes des maladies ou des symptômes.
La pathogénie est l’étude des processus par lesquels un facteur (interne ou externe) a une action sur l’organisme ou l’appareil psychique et détermine l’apparition d’un trouble ou d’une maladie. Un environnement, une substance sont dits pathogènes s’ils sont susceptibles de causer une maladie. "
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" L’hystérie est décrite depuis l’Antiquité et semble connue depuis toujours. Pour autant, elle s’avère l’une des organisations psychopathologiques qui suscitent les plus vives controverses, entre fascination et difficulté, voire impuissance, à comprendre et à prendre en charge. Ses symptômes sont inconstants dans le temps et dans leur manifestation : ils changent au fil des époques et ont quasiment toujours piqué la curiosité des médecins, des savants, des religieux, voire des pouvoirs publics. Volontiers décrite au féminin (« hystérie » vient du grec hustera qui signifie « utérus »), en partie parce qu’on la repère plus aisément chez les femmes que chez les hommes, l’hystérie est très liée à la question du féminin, de la séduction et de la passivité, quel que soit le sexe du patient. Ce n’est pas sans raison que nous ouvrons ce chapitre consacré à la psychopathologie des névroses par l’hystérie ; en effet, ce sont les patientes hystériques qui ont permis à Freud de proposer non seulement une théorie et une méthode thérapeutique des névroses mais aussi une compréhension de la dynamique du fonctionnement psychique, aussi bien normal que pathologique. "
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