droit
Introduction générale au droit
4 questions à l'auteur
Pourquoi, pour qui, avez-vous écrit ce livre ?
Pour les étudiants, et tous ceux qui veulent s'initier au droit. Ce manuel permet d'acquérir une compréhension des concepts juridiques de base dans tous les grands domaines (droit privé, droit public, histoire du droit) et replace la matière dans l'environnement international qui est aujourd'hui le sien.
L'ambition était de renouveler, pour tout dire moderniser, la façon dont cette matière est enseignée. En particulier, ne se limitant pas aux aspects techniques classiques (sources du droit, organisation juridictionnelle, etc.), il ouvre sur les autres disciplines dont le droit s'inspire (sociologie, anthropologie, épistémologie, économie, littérature, ou même psychanalyse) et aussi sur la question des fondements du droit (historiques ou philosophiques).
Quels conseils donneriez-vous aux étudiants pour bien l'appréhender ?
Contrairement à l'opinion communément admise, le droit ne nécessite aucune mémoire. Un bon juriste est celui qui a l'intuition de la juste répartition des droits et des devoirs, et cette intuition se construit par la connaissance, et surtout la compréhension, des mécanismes fondamentaux du droit. Il est très important d'acquérir une bonne méthodologie, car le droit repose beaucoup sur des raisonnements et des argumentations. C'est pourquoi le manuel contient beaucoup de conseils à cet égard, et notamment une méthode de la dissertation, du cas pratique et du commentaire d'arrêt.
À qui enseignez-vous cette année ?
Aux étudiants de deuxième année (la L2) : le droit des obligations (contrat et responsabilité civile).
Aux étudiants de doctorat : un séminaire sur le droit et les sciences, et un séminaire de droit privé comparé.
Quels conseils donneriez-vous aux étudiants pour réussir leur rentrée ?
Suivre les enseignements magistraux... et lire des livres. Le droit est une matière qui s'acquiert très progressivement. L'avantage d'ailleurs, par rapport à d'autres disciplines comme les mathématiques, est que l'on peut constamment progresser, sans qu'il n'y ait d'âge limite. Mais il faut pour cela se former, avec labeur et patience, à ce qui est une discipline avec ses outils propres et ses modes de raisonnement particuliers. Il y a une sédimentation dans l'apprentissage du droit, et on ne peut sauter d'étapes.
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